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Dessine-moi un voyage

chronique d'une dessinatrice et son chien

Comment trimballer sa bibliothèque en voyage ?

 

On peut se passer de tout, vivre sans argent, sans douche, sans chien même ; d’amour et d’eau  de vin frais ; à la Diogène quoi. Vivre sans livres en revanche, cela tient du plus pur héroïsme.

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Hélas c’est le lot des nomades, en particulier des backpackers et autres vagabonds inspirés, qui transportent leurs maison façon tortue : en sac à dos.

Comment résoudre ce dilemme cornélien donc : emporter sa bibliothèque…sans son poids ?

Car si les kilos superflus (de bagages bien sûr) sont la terreur absolue du baroudeur, concilier son amour des bouquins avec un paquetage minimum relève de l’art.

Mais quel bonheur de pouvoir déclamer l’Iliade face aux ruines de Troie, de réciter la Légende des siècles sur les crêtes de l’Himalaya, ou de bouquiner Tolstoï au fond de la Sibérie, en savourant un cigare avec pour seule compagnie le crépitement du feu de bois. Ce sont ces petits instants magiques qui forgent l’âme du voyage en solitaire. Toucher du doigt les grandes pages qui ont inspiré nos rêves d’ailleurs, tout en écrivant notre propre comédie humaine à la force du mollet, en puisant à pleines mains dans l’encrier de l’action et de la réalité.

Outre ces moments quelque peu égoïstes, qui peuvent sembler à certains une belle masturbation littéraire, les bouquins ont une utilité concrète en voyage ; ceux que vous avez lus et assimilés, c’est la bibliothèque mentale, la plus légère au poids mais la plus imposante et importante, celle qui nourrit votre moteur intérieur ; ceux que vous emportez, c’est les petits outils qui permettent de construire un voyage au-delà des simples cartes de géographie.

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Et l’intérêt pratique ne se limite pas à cela, c’est aussi un formidable moyen de partage, de rencontres et d’échanges. De fait, emporter la poésie du pays qu’on traverse c’est s’immiscer dans cette nuée impalpable qui forme l’âme de celui-ci ; c’est plonger dans sa culture profonde, plus qu’en trainant vos sandales dans une arène touristique que vous visiterez aussi bien en 3D sur le web.

S’intéresser au patrimoine culturel du pays passe par l’histoire, par les écrits, même si la langue d’origine vous est inconnue, et d’ailleurs quoi de mieux que d’apprendre une langue en mêlant le « terrain » à la littérature !

Bref, j’arrête ici l’énumération des avantages du livre vagabond pour passer dans le concret.

Voici donc quelques conseils pour optimiser le transport de votre bibliothèque dans un paquetage qui ne dépasse pas 20kg.

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NB : la « liseuse » ou tablette est hors sujet, sauf si vous avez l’intention de dévorer l’intégrale de la SF américaine lors d’un raid en Orient-express ;  toutes mes excuses aux fans de ce support, qui brise par son côté pratique et impersonnel toute la magie du livre à mon sens. Emporter une liseuse en baroud c’est un peu comme emmener sa belle-mère en voyage de noce, ça rompt le charme…

 

  • Emporter une anthologie de la poésie française (celle de Pompidou est très bien), en y ajoutant votre anthologie personnelle, recopiée pour les plus courageux dans un carnet léger type moleskine. Vous pourrez apprendre, réapprendre et redécouvrir les merveilles de la littérature française et vos jeunes années par la même occasion.

 

  • Emporter des classiques en langue originale (ou bilingue) cela permet d’optimiser un livre sur le long terme en le retraduisant. Par exemple en emportant Hérodote, Virgile ou les Contes des mille et une nuits dans le texte (mini dico en option pour les moins téméraires) vous faites travailler vos méninges tout en ayant les avantages de la lecture d’un grand texte. Pour les hellénistes et latinistes, favorisez les Budé.

 

  • Prendre des livres avec marges larges, cela permet d’économiser le papier en dessinant/écrivant vos notes au crayon de bois dessus.

 

  • Emporter au moins un grand roman (type Pléiades) à se réapproprier. Les Pléiades offrent le double avantage d’être très compacts, donc de permettre d’emporter un pavé (par exemple la littérature russe) en un seul tome, et d’être imprimé sur papier bible, ce qui peut vous dépanner pour rouler des cigarettes dans les pays où le papier à rouler est aussi rare que le PQ.

 

  • Choisir une biographie inspirante, de préférence en rapport avec votre voyage ou le pays qui vous intéresse.

 

  • Emporter une grammaire française peut vous permettre de donner des cours n’importe où dans le monde. Il y a toujours un francophone qui traine et sera ravi de discourir sur la langue de Molière ou sera prêt à vous offrir le gite et un accueil chaleureux contre quelques cours de français à ses enfants.

 

  • Toujours avoir un bouquin « référence », type petit recueil de philosophie, de poésie ou un essai qui vous tienne particulièrement à cœur ; c’est la petite madeleine de Proust qui donnera sa saveur à vos moments de cafard. A lire et à relire.

 

  • Emporter une pièce de théâtre qui vous inspire, dans la langue du/des pays où vous vagabondez si possible ; on a toujours l’impression d’avoir de la compagnie en bouquinant une pièce, et l’option montage de théâtre improvisé si vous rencontrez des autochtones ou nomades motivés à de quoi faire rêver… jouer Ubu roi en Patagonie a un petit côté mythique !

 

  • Pour les moments de « sieste intellectuelle », il est pas mal de prévoir un petit polar; ça permet de décontracter les méninges quelques instants et de se retrouver en deux lignes à Paname dans un bon troquet à avaler une andouillette AAA et un bon godet de rouquin en compagnie des Béru ou inspecteur Maigret, quand vous êtes en train de déprimer au fin fond du désert de Gobi avec votre soupe lyophilisée. Double avantage, c’est le bouquin d’échange typique, vous pourrez donc refourguer votre San Antonio au premier voyageur venu, en échange d’un …truc souvent pourri (ne nous mentons pas vous risquez d’hériter du dernier grand prix de la littérature de PMU ou d’un avatar d’Arlequin), mais bon, soyons éclectique saperlipopette!

 

  • Et le dernier, s’adressant surtout aux voyageurs solitaires s’engageant pour de longs périples à la MacGyver dans le cercle polaire ou la jungle amazonienne: un petit bouquin vaguement érotique peut vous redonner du cœur au ventre quand votre dernier contact humain datera de plusieurs mois et que la seule compagnie que vous aurez sera une poignée d’araignées non épilées ou de bébés phoques avachis. Évitez le porno hard, ça peut vous mener à échafaud dans certaines contrées assez radicales sur ce point (sauf si vous avez le goût du risque, vous pouvez alors faire fortune en revendant vos photos de cul à prix d’or sous le manteau…), mais un petit bout de fesse de Manara vous fera sans doute sourire…ou vous réchauffera dans votre épopée solitaire. Eh oui, tout le monde n’a pas la chance d’Ulysse qui tombe sur une sorcière nymphomane à chaque île déserte!

 

Bref, sur ces quelques conseils, je vous laisse à vos préparatifs cornéliens en vous souhaitant bon voyage et surtout bonne lecture!!

 

 

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dessine-moi un voyage II : le retour des Jedi

Après un an de silence radio sur ce support pour cause de fiasco (souvenez-vous du lâche abandon du copilote lors du périple hivernal de l’an dernier), on s’est dit qu’il était grand temps de remettre le facteur sur le vélo!

Ne voyez là aucune allusion dépravée à un alcoolisme latent bien sûr, parce que de la bouteille on commence à en avoir, alors autant en faire une tournée générale.

Sur ce, à la vôtre pour ce retour des Jedi sur les voies impénétrables du donquichottisme vagabond!

Passé ce mémorable échec d’épopée en binôme avec Looky (mon fidèle compagnon à quatre guibolles), on s’est donc dit que la meilleure solution pour notre tandem était le partage des tâches, selon nos aptitudes premières : à moi le vélo, les barouds et le grand large, et dans le rôle de Sancho Pensa Looky se charge d’assurer les bases arrières en gardant le QG et surveillant mes intérêts de près ( en particulier dans la garde rapprochée du canapé et la traque épuisante des pigeons, corbeaux et autres charognards prêts à s’abattre sur mon palais).

Les rôles ainsi partagés, notre équipe de choc est parée pour de nouvelles aventures, qu’on compte bien partager avec vous!

Ce n’est pas qu’on soit restés à bailler aux corneilles entre temps, en témoignent les souvenirs en vrac rapportés des quelques séjours éthiopiens : une BD ( que vous pourrez découvrir très bientôt), une gangrène, pleins d’amis et de péripéties aussi croustillantes qu’un jésuite aux amandes.

Bref, à deux doigts ( et un whisky) de reprendre la route, on vous invite à partager nos aventures à travers ce modeste support informatique, bien plus accessible que la fanzine sur vergé pur fil prévue à l’origine…

N’hésitez pas à nous aider en cliquant sur toutes les petites enluminures stylisées en bas de page pour faire le buzz, et c’est parti tous ensembles vers l’infini et au-delà !!!

Looky et Agnès

 

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Mes chaussures ! mon vélo ! et maintenant mon chien ! ça commence à bien faire, hein !!

Mes chaussures, mon vélo, et maintenant mon chien , mais ça fait trois fois !
Mes chaussures, mon vélo, et maintenant mon chien , mais ça fait trois fois !

Dernier rebondissement du raid « Dessine-moi un voyage »: le copilote jette l’éponge !!! Et oui… au terme de 3 merveilleux jours de raid dans le froid, la pluie, le vent et… la charrette, Looki lâche l’affaire et rentre au bercail. Suivi de peu par « Géraldine », qui  n’aura décidément pas eu de chance dans l’affaire. Certains sont nomades. Certains sont sédentaires .

le sédentaire dans son terrain d'aventures favori : le canapé !
le sédentaire dans son terrain d’aventures favori : le canapé !

Hélas, mon copilote appartenait à la seconde catégorie et n’a pas tardé à faire entendre son avis sur l’expédition en cours. De façon musclée. Après des débuts aussi catastrophiques que délirants, l’expédition a rapidement viré en remix plus ou moins burlesque de « Taxi, roulotte et corrida »… Pour la roulotte : il faut avouer qu’on a failli s’envoler,se transformer en vaisseau trans-départementales, se manger quelques poteaux et s’embourber au milieu d’une forêt domaniale, mais globalement ça roulait. Pas vite, hein,ne nous emballons pas : du 5 km/h tout au plus; sur les lignes droites. Bref le copilote a craqué. On lui avait vendu un super voyage en décapotable,un road-trip à l’américaine :

il s'était imaginé version copilote californien...
il s’était imaginé version copilote californien…

Il s’est retrouvé au milieu d’une version plus terre à terre, enfin, ventre à terre:

...et s'est retrouvé face à un road-trip plus...froid.
…et s’est retrouvé face à un road-trip plus…froid.

Et là,la corrida a commencé ! Alerte : le copilote a déserté !

Y-A PLUS DE COPILOTE DANS L'AVION !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Y-A PLUS DE COPILOTE DANS L’AVION !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le fauve s’est mis a ruer dans son cockpit , à hurler à la mort et pleurer au crash imminent. Un heure plus tard et quelques dérapages non contrôlés au compteur, le pilote a perdu le contrôle et tenté de dompter le taureau. Rien à faire, la corrida à continué …dans une arène trop réduite. Au final, l’avion était trop malmené pour permettre un vol long-courrier dans de bonnes conditions. La mort dans l’âme, j’ai donc décidé d’arrêter de jouer les taxis pour un adepte du canapé qui ne comprend rien aux joies du vélo en hiver : Allez, on rapatrie le copilote défectueux au port d’attache, avant qu’il ne me rameute toutes les brigades de la SPA de France aux fesses !

Le prisonnier de sa vache : un copilote animal ça aime les escales gastronomiques...moins la marche !
Le prisonnier de sa vache : un copilote animal ça aime les escales gastronomiques…moins la marche !

Tout ça pour dire qu’après les chaussures trouées faute de freins, la chute du vélo vers l’est,faute de copilote compétent, et la fuite de la star de l’opération : Looki, ON NE RENONCE PAS !!!!!! La mission de rapatriement du copilote et sa « Géraldine » est actuellement en cours, grâce à François (tous mes remerciements pour le sauvetage laborieux du fauve dépressif) et à la mairie de Servon qui, malgré le plan vigipirate a accepté d’héberger « Géraldine » sur le parking du commissariat. Je rapatrie donc la carriole demain, et reprends la route (après un petit détour, mais qu’importe, ce sont les joies imprévues du voyage!) avec une nouvelle mascotte ! ET AVEC OU SANS COPILOTE ON SE LAISSE PAS ABATTRE : CA VA PETER !!!!!!!!

Çà va péter !!!
YEEPEEEEE : Çà va péter !!!

Bon , en attendant les prochaines nouvelles de l’aventure, voici les photos de notre dernier bivouac urbain, sous un préau grand standing, avec option rafales de climatisation et d’air conditionné : on kiiiiiffe !!!!! DSC_0060

Le truc rose en tissus à droite derrière la table , au fond, c’est le lit de Roger, notre copain d’infortune qui a rejoint l’accueil grand luxe du préau vers 1h du matt, en déclenchant l’alarme rottweiler de garde au passage ^^
Une petite pause sous un pont et on est reparti !
Une petite pause sous un pont et on repart !!

A très vite, pour le retour du Jedi et le pire contre-attaque !! On continue à fond et surtout : BONNE HUMEUR !!!!   PS : notre trajet (avec parfois un jour de retard) sur : http://baroudnroad.travelmap.fr/

Tout se passe comme prévu : on en chiiiiiiiie…mais on rigole bien !

ambiance...clé de 10 et bidouillages de fortune ...
ambiance…clé de 10 et bidouillages de fortune …

Après une opération bidouillages de l’extrême hier , avec atelier soudure et couture au programme pour réparer les dégats du copilote – pas très coopérant -, « Géraldine » reprend du poil de la bête !

l'oeil humide devant la beauté d'une telle remorque et la magnificence d'un tel copilote, je m'apprête à enfourcher mon destrier
l’oeil humide devant la beauté d’une telle remorque et la magnificence d’un tel copilote, je m’apprête à enfourcher mon destrier
looki
l’oeil inquiet, lui, Lokki regarde avec désespoir son nouveau mobile-home , bien moins pratique pour prendre la poudre d’escampette !

Dotée d’un nouveau look , intérieur très Mad-Max avec sa cockpit grillagé, notre charette a retrouvé sa merveilleuse carosserie Oui-oui. Yeepee !

On étaient fin prêts pour bouffer de l’asphalte. Et ben on en a bouffé, je peux vous l’assurer !

On en a chiiiiiéééééé bien comme il faut !

Dans les montées...
Dans les montées…
et dans les descentes !
et dans les descentes !

Bon là on est à pied OK. Et pour cause : vu le poids du bazard il faut avouer que chaque montée à la saveur d’un chantier égyptien, où l’on regarde béatement le haut de la pyramide, avec un petit regard désespéré en arrière de temps en temps, pour constater que notre chargement est malheureusement toujours attelé à nos pattes .

Sans parler de la descente ! Alors là c’est le summum : la descente taaaaant espérée s’avère en fait la pire des saloperies : essaye de freiner avec des freins à gomme de VTT quand ton quintal sur roues te colle au train et t’entraine droit dans le décors ! c’est archi-mort . Seule solution : sauter du véhicule emballé en marche… ou mettre pieds à terre et jouer les filets d’apontage.

... et l'état de ma godasse après quelques descentes mal gérées . no comment
… et l’état de ma godasse après quelques descentes mal gérées . no comment

Bon puisqu’on est partis sur cette lancée , je vais en rajouter une couche dans la série « Les bronzés font du vélo  » ; Et oui, en plus de nos déboires techniques, il a fallu qu’ on se paume ! C’est pas qu’on ai oublié de prendre une carte de la région parisienne, mais presque… Hum, passons sur cet oubli compréhensible . Mais va essayer de retrouver ton chemin quand les autochtones t’indiqent l’autoroute comme option la plus courte !!!! Bah tiens , logique, on va se taper un petit 90 km/h sur le périph ! hein mon Lokki ?

Bref. On est pas venus jusqu’ici déguisés en feuilles de choux pour se faire bouffer le cul par des lapins ; donc on arrête de râler , et on aprécie les petites joies du voyage !

D’abord ma vieille, les gens sont adorables sur notre passage : ils rigolent (ce qui est déjà pas mal ; une grande victoire même en région parisienne , si j’ose dire) ; ils posent des questions (et qui dit questions dit intérêt pour notre expédition) , et en plus, m’écoutent , l’oeil brillant et attentif (j’en rajoute à peine) , quand je leur expose le but de la manoeuvre ; Et pour couronner le tout ils s’extasient devant la beauté éclatante et l’intelligence flagrante de mon copilote !

Sinon, on m’a aussi offert 30 centimes. Un cadeau ne se refuse pas. Mais bon, la prochaine fois je mettrai un maillot jaune et un casque à la place de mon bonnet de père Noël et mon pull tout mité. Ou pas.

Et c’est pas fini (oulà non , on commence à peine) mais ça va envoyer !!!!!!

On va en chier. Trois fois plus même (il gèle pas, il pleut pas, il neige pas). Mais on en rigole, on se poile même (enfin surtout moi, toutou reste sur la réserve pour l’instant) quand on se mange une poubelle sur un trottoir pour éviter un stop, bêtement planté au milieu d’une pente; où quand le piéton d’à coté se mange un poteau , en fixant interloqué notre charette de compet .

Bref. L’aventure ne fait que commencer, mais ça va déménager !

On vous tient au courant de nos petits cafouillages et de nos grosses marrades, de nos belles rencontres , de nos déboires et de nos boire , alors préparez bien vos crayons, parce qu’il va falloir nous faire rêver, nous aussi, avec votre voyage de rêve, et en plus sur le papier !!!!!!

Et surtout : BONNE HUMEUR !!!!

Et en voiture Simone !!!
Et en voiture Simone !!!

Première étape : premier dessin ; premier voyage …

En route pour le voyage rêvé de Gérald ! envolez-vous àbord d'un tapis volant pour la "grosse pomme", New-York ! et attention : pas de gaffe ;)
En route pour le voyage rêvé de Gérald ! envolez-vous à bord d’un tapis volant pour la « grosse pomme », New-York ! et attention : pas de gaffe 😉

Et voici le premier dessin d’une longue route de rêves et de voyages fantastiques !

Un grand merci à Gérald pour son accueil …et la première oeuvre talentueuse et originale de cette expédition !

Aiguisez vos crayons les amis, la barre est déjà haute ! 🙂

Mon premier hôte sur les routes de France .
Mon premier hôte sur les routes de France .

A nous la route : On est partis !!!!!

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Baptême de « Géraldine » la « Choillot » (mobile-home/atelier de compétition)

DSC_0024     Après moult péripéties nous avons enfin pris la route ! Enfin … j’ai pris la route ; Looki étant pour l’instant plus occupé à se carapater de son nouveau mobile-home qu’à jouer les copilotes . Un petit coup de pression , à quelques heures du départ, lorsque monsieur décide de prendre la poudre d’escampette lors d’un essai technique, entraînant dans son élan la bâche de notre décapotable… Aaaargh !! Opération bricole en urgence pour recoudre et rafistoler le toit de notre coupé sportif ; malheureusement les réparations n’étaient pas finies à temps pour le départ en fanfare, mais vous pourrez admirer très vite la merveilleuse voilure de notre frégate parée pour l’aventure !

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Et devant l’arc de triomphe on se prépare à aller décrocher les étoiles !

Un immense merci à ceux qui sont venus nous encourager pour le départ !!!!!

Et tous mes remerciement à Gégé la Bricole, concepteur de notre carriole de luxe, pour son aide précieuse dans la préparation du périple !

bye bye la Tour Eiffel !
bye bye la Tour Eiffel !     
Embarquement de Looki dans sa caravane : le copilote est plutôt réticent...
Embarquement de Looki dans sa caravane : le copilote est plutôt réticent…

Dessine-moi un hommage…

dessine-moi un hommage

« Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. »   Jacques Prévert

En hommage aux dessinateurs assassinés hier lors de l’attentat du Charlie Hebdo, « Dessine-moi un voyage » leur dédie son exposition et son expédition. Contre la violence usons de nos meilleures armes, nos crayons, pour reprendre le combat derrière ceux qui sont tombés pour la liberté d’expression. Brandissons donc nos étendards de papier et nos plumes acérées, pour rendre hommage aux victimes du Charlie Hebdo.

#dessinemoiuncharlie

 

http://baroudnroad.travelmap.fr/

EDITO

« Dans vingt ans vous serez plus déçu par les choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez.  » M. Twain

Des plages paradisiaques, des mers à perte de vue, des vallées oubliées, des pistes inexplorées, des temples perdus dans la jungle et des palais orientaux tout rutilants de pierreries…le rêve est propice au voyage. Et vice-versa. Nous avons tous au fond de notre malle à trésors une secrète envie de partir défier les horizons et les terra incognita, Stetson visé à la tête, clope au bec (fouet en option), sans souci du lendemain. Mais bon, Indy a vieilli, nos Jules Vernes sont depuis bien longtemps au fond du grenier, et Stetson et clope ont laissé place au bonnet bien douillet et à la « vapoteuse » électronique (fouet toujours en option pour les plus téméraires) . C’est là qu’un jour, le cul vissé au canapé et les doigts encore tremblotants d’une journée à tapoter sur le clavier, vous vous posez cette question existentielle: – Qu’est ce que j’ai fait de ouf dans ma vie? ». Gloups, une ou deux gorgées de bière plus tard, le temps de digérer le blanc qui suit, vous faites le bilan. Et c’est ici que resurgissent Indy, Cousteau, Tabarly, Jules Vernes, Corto et toute la clique. En masse. Rien à faire : vous avez de nouveau quatre ans (selon votre douce moitié) et vous vous imaginez galoper à la recherche de l’arche perdue (c’est toujours mieux que le temps perdu) sur une musique d’Enio Moricone. Arrêt sur image. C’est là qu’on intervient.

Vous n’avez plus quatre ans! Si demain vous voulez atteler votre canasson ou filer en Afrique à la force du mollet pour titiller l’aventure chère à vos rêves d’enfant, personne ne peut vous en empêcher. Vous pouvez réaliser TOUS vos rêves ( bon, pour Enio Moricone on ne garantit rien) . Etre ce rêveur éveillé dont parle Lawrence d’Arabie.

Problème, me direz-vous: -dans la vraie vie, on ne fait pas ce qu’on veut! J’ai des obligations, moi ,Madame. J’ai une famille. Et puis c’est bien joli tout ça, mais pour voyager il faut de l’argent!

Objection votre honneur!

Primo, dans la vraie vie, on fait ce qu’on veut; c’est le principe du libre-arbitre. Bien sûr, tout ne se passe pas comme dans nos plans, mais on a toujours le choix. A commencer par celui d’accepter ou non les bâtons que la vie nous met dans les roues. Et puis de rebondir, de s’en dépatouiller et de repartir. Eh oui Môsieur.( c’est là que je lance mon leitmotiv préféré: « Y-a pas de problèmes, y-a que des solutions.Et si y-a pas de solution, c’est qu’y-a pas de problème! »)

Deuzio, des obligations, tout le monde en a, mais toutes ne sont pas des obstacles à la réalisation de vos rêves, à commencer par la famille ( bon, il est vrai que si votre rêve est de passer 10 ans en méditation sur un iceberg, bobonne risque de tirer la gueule, voire de vous planter là sur votre glaçon). Avouez que gamin, vous auriez adoré entendre vos parents décréter que toute la famille partait à dos d’âne à la recherche de l’eldorado ! ça claque un peu plus que le ciné-club du mercredi…  Et puis les obligations, en les hiérarchisant et en dépoussiérant la longue liste des mini-trucs qui nous pourrissent la vie au quotidien, se révèlent bien souvent n’être qu’une poignée de petits contretemps largement surmontables.

Tertio: le problème de l’argent. Alors là, rien du tout! On ne veut rien entendre. Aucun prétexte d’ordre financier ne peut entraver votre soif d’aventure! grooooos pipeau. La seule limite que votre portefeuille vous imposera, fût-il aussi vide que PIB de l’Atlantide, sera dans la quantité. Il est évident qu’avec un budget type RMI vous aurez du mal à user votre smoking dans tous les casino du globe, mais vous pourrez sans doute jouer au tric-trac dans tous les cafés d’orient, ou danser le tango dans les rues de Buenos Aires. Et puis, sans argent on apprend à se démerder pour manger, à utiliser toutes les ressources de notre CV pour trouver un petit boulot, un toit, un plan exceptionnel (qui se révélera peut-être être une énorme arnaque mais vous offrira des situations aussi merdiques qu’hilarantes). On se bouge pour aller vers les gens, pour mettre à profit toutes les pépites que nous offre notre entourage, toutes les rencontres que nous permettra le voyage.

  Après ce bref et édifiant interlude philosophique, revenons à nos moutons. « Dessine-moi un voyage » c’est justement cette petite gorgée de bière, au fond de votre canapé, qui va faire remonter à la surface vos rêves de gamins. Un renvoi d’aventure qui va vous secouer comme jamais. Une petite parenthèse dans nos vies millimétrées qui se pose comme un point d’interrogation tenace sur le sens du voyage. Et de la vie, puisqu’on revient toujours à ça. En toute modestie, « Dessine-moi un voyage » se veut une bouffée d’air (froid, on est quand même en hiver) sur le radiateur ronronnant de votre journée.

Donc on arrive, à fond les pédales, dans le froid, la famine, le danger et l’effort surhumain (on exagère à peine), pour vous dire que tout est possible, que les voyages que vous nous dessinerez, comme Pinocchio, deviendront réels un jour, et qu’en attendant on en rêvera avec vous!! Chez vous. En France. Et sans bouger de votre canapé…pour l’instant.

« Dessine-moi un voyage », c’est le marchand de rêves de ce début d’année: attachez votre ceinture et c’est parti pour un retour vers le futur de vos aventures autour du monde!!

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